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Résumé des conférences de Bruxelles 2011 / 2012
27/10/2011 : Olivier Lecomte [L’Homme invisible : de Platon à Hollywood]
Apparu dans La République de Platon avec la fable sur l’anneau de Gygès, le thème de l’invisibilité rejoint un questionnement philosophique très ancien : l’homme est-il intrinsèquement moral ou seulement par peur d’être découvert, par crainte du châtiment ? A la fin du XIXe siècle, H.G.Wells traite pour la première fois de la question sous l’angle scientifique. Griffin, son antihéros, est le type même du savant prométhéen, qui abuse de la puissance conférée par sa découverte puis finit par en être victime. Dans les années 30, le cinéma s’empare à son tour du mythe avec The Invisible Man de James Whale, déjà réalisateur de Frankenstein. Au niveau de la mise en scène, deux problèmes se posent. Comment rendre à l’écran les actions d’un homme invisible ? Comment permettre au spectateur de s’identifier à lui ? En examinant les différentes solutions apportées par des cinéastes aussi différents que Whale, John Carpenter ou Paul Verhoeven, nous allons traverser l’histoire du cinéma hollywoodien en compagnie d’un personnage à la fois inquiétant et fascinant, support de bien des fantasmes.
08/12/2011 : André Koeckelenbergh [Un astronome face à l’astrologie]
Astronomie = dénomination et nature des astres Astrologie = parole, prédiction par des astres
Les deux disciplines sont intimement sœurs jusqu’ au XVIIe siècle et la naissance de l’astronomie moderne. Depuis elles se sont radicalement séparée. La conférence explique l’évolution des mentalités dans ce domaine. Ensuite elle développe un examen critique de l’astrologie telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui. Enfin, elle tente de tirer quelques conclusions en illustrant les faits par l’image.
02/02/2012 : Christian Cannuyer [Proche-Orient : le mal être des minorités endogènes dans des sociétés de plus en plus monolithiquement musulmanes]
Pendant des siècles, le Proche-Orient s'est caractérisé par une réelle convivialité interculturelle et interreligieuse. En est témoin la survivance étonnante d'une mosaïque incroyablement diversifiée de minorités non musulmanes en terre d'Islam. Certes, il ne convient pas d'idéaliser le tableau, mais d'une manière générale on peut dire que le Proche-Orient musulman fut dans le passé nettement plus tolérant envers ses minorités que ne l'était l'Europe chrétienne. Aujourd'hui, d'aucuns, à l'instar de Régis Debray, attirent l'attention sur l'évolution inquiétante du Proche-Orient dans le sens d'un monolithisme culturel et religieux plus marqué. Pour certains fondamentalistes musulmans, il n'y aurait plus de place pour les minorités non-musulmanes dans la cité islamique. Quelles sont les causes de cette évolution ? Le phénomène va-t-il aller croissant ? Les minorités non musulmanes sont-elles menacées de disparition en terre d'islam ?15/12/2011 : Eric de Beukelaer [Une Eglise qui libère et non qui culpabilise]
Combien de grands-parents d’aujourd’hui n’ont pas l’impression d’avoir été culpabilisé durant leur enfance … fatalité ? Pourtant, l’Evangile du Christ se veut tout le contraire : une force de libération.
09/02/2012 : Jacques Scheuer [Désamorcer les violences : message et pratique hindoues et bouddhiques]
Guerrière sur le champ de bataille, religieuse dans le sacrifice, royale dans l'exercice de la justice, la violence est partout présente et les dieux n'en sont pas indemnes. Plus que d'autres, la civilisation indienne a reconnu la place de la violence et en a réfléchi les enjeux.
Du Bouddha à Gandhi, les sages de l'Inde traquent la violence dans les replis du coeur humain et mettent au point de subtiles méthodes pour l'éradiquer.08/03/2012 : Jean-Louis Vanherweghem [Éthique des médecines alternatives : le mensonge qui guérit]
L’exposé tentera, dans une première partie, de mettre en évidence les prémisses communes aux différentes pratiques alternatives et montrer ainsi que les concepts qui les sous-tendent sont incompatibles avec le paradigme de la médecine scientifique « basée sur les preuves ». Cependant, pour rendre compte de la popularité des médecines alternatives et de la satisfaction des personnes qui y ont recours, on défendra l’hypothèse que ces pratiques représentent un « bon usage du placebo ».
La deuxième partie abordera, en conséquence, « le placebo » : l’origine du mot, son emploi délibéré en thérapeutique (« un mensonge qui guérit »), sa fonction « d’étalon de référence » dans les essais contrôlés randomisés en double insu (la règle d’or de la médecine basée sur les preuves) et finalement son utilisation scientifique comme outil expérimental d’investigation de la « force de l’esprit ».
Ayant ainsi montré que les données scientifiques actuelles confirment l’efficacité thérapeutique d’un placebo, il restera, en troisième partie, à discuter, des limites éthiques de son utilisation, notamment dans le cadre des pratiques alternatives.15/03/2012 : Vincent Baudoux [La médecine traditionnelle chinoise : sources et ressources]
La Médecine Chinoise, forte d’une histoire qui s’est développée sur plusieurs millénaires, agit en prévention et guérison de bien des maux et affections.
De quoi introduire à la pensée chinoise, qui par sa cohérence, donne intelligibilité à cette médecine qui en procède. Il en découle une conception originale du phénomène vital, des structures et des fonctions de l’être humain mais aussi une conception de la santé, de la maladie et de la thérapeutique fondamentalement différente de la conception occidentale.
Par sa logique et la stratégie qu’elle met en œuvre, la médecine chinoise présente un détour qui donne accès à une efficacité.
Parce que parfaitement en phase avec les préoccupations concernant la santé et notre quête d’une vie plus saine, la médecine chinoise est une médecine moderne et d’avenir.
Face aux modifications qui se produisent sans même que l’on s’en aperçoive, la pensée chinoise représente une fécondité à exploiter.
Face à la fluidité de la vie et ses transformations, la Médecine Chinoise se révèle être une ressource pour accompagner les changements, pour prévenir et sauvegarder l’équilibre dynamique à travers les transitions. |
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