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L'UDA en textes


LE BIVOUAC

En ce mardi 18 janvier de l’an 2011, la plaine de Waterloo porte bien son nom « morne plaine » et le lion frissonne tristement. Après la féerie éblouissante de la neige, la nature est grise, détrempée, chiffonnée, sans vie, les touristes sont rares… l’ambiance est mélancolique.

Vers Midi sur le parking du restaurant « le Bivouac de l’Empereur », des voitures se garent, les portières claquent, bisous, parlotes, les clients entrent dans le restaurant, et le calme morose s’installe à nouveau.

Mais soudain, des rires, des notes de musique, des chansons s’échappent gaiement dans l’air froid de la plaine, le lion se redresse et tend l’oreille. Doucement, il sourit en entendant ce joyeux charivari. « Mais oui, se dit-il, c’est comme l’an passé, c’est l’UDA qui fête l’an neuf !

Merci bonnes gens, enfin une journée joyeuse pour repousser la morosité de l’hiver… et du pays. Si je le pouvais, je me rejoindrais à vous pour chanter et rire et oublier un moment les soucis de la vie. » Au revoir lion, et merci l’UDA pour ce très joyeux déjeuner de l’An neuf, sans oublier Marie-Claire, souvenir de notre Maman qui chantait si souvent.

Claudine DOM


BÉNÉVOLAT À L'UDA

Que de souvenirs en 25 années passées à l’UDA.

En 1986, je m’inscris à l’UDA pour y suivre les conférences données dans l’auditoire du Montesquieu et je suis tout de suite conquise par l’accueil et le niveau des conférences. « Tant qu’on apprend on ne vieillit pas » disait déjà Jacques Lefèvre. Il était temps pour moi de m’y mettre. Mon mari souvent en voyage à l’étranger pour son travail, mes filles devenant plus autonomes, j’avais donc du temps disponible en journée.

Il y avait une demande de l’UDA pour avoir des bénévoles pour des petits travaux de bureau. J’ai donc proposé mes services. Mon boulot, au début, a été de coller des étiquettes sur des enveloppes, d’y insérer des cartes en vérifiant si elles correspondaient bien à l’adresse, de coller des timbres, et enfin de tout mettre à la poste. Pas très folichon comme boulot, mais je m’y suis accrochée, l’ambiance était très bonne, et ce travail bien que fastidieux, était nécessaire.

J’ai été disponible pour beaucoup d’autres services, comme celui de préparer le programme annuel des activités de l’UDA. Les membres du Conseil consultatif étaient conviés à mettre la main à la pâte en participant à ce travail d’assemblage des feuilles, du pliage, de l’agrafage, du cachetage, de l’étiquetage des adresses, et du collage des timbres. On se croyait un peu dans le film « Les temps modernes ». Mais la bonne humeur était présente, le petit café, les échanges de nouvelles, le rire aussi… et les programmes expédiés, on était tous contents du travail accompli.

Étant curieuse de tout, j’ai participé à certaines réunions d e l’AFUTAB (Association Francophone des Universités du Troisième Age de Belgique) avec quelques membres du Conseil consultatif des étudiants de l’UDA. Puis un jour Colette Dejaegere m’a demandé si je voulais bien en faire partie. Très honorée, j’ai accepté et durant 11 ans, je me suis investie modestement mais avec conviction dans la bonne marche de l’UDA.

Entre-temps, vu le succès des conférences, l’auditoire du Montesquieu devenant trop petit, nous avons déménagé au Sciences 10, et là, j’ai pu aider à accueillir les membres en leur distribuant les feuilles de contact que nous recevions toutes les semaines (pas encore d’Internet à cette époque). Cet accueil est à mes yeux très important pour que tout le monde se sente attendu avec amitié et reconnaissance.

Au bureau, le travail ne manquait pas, on était déjà à la recherche de bénévoles qui pouvaient donner du temps régulièrement pour du classement, de l’écoute téléphonique, des inscriptions à des séminaires de plus en plus nombreux, etc.

Puis un jour, nous avons déménagé au Socrate 10, où nous sommes toujours; nos bureaux ont aussi déménagé vers le Sentier du Goria et là, les bénévoles avaient un bureau pour elles, avec téléphone, bancontact, etc. plus besoin de squatter un coin de table pour faire notre travail, c’était super. Les bénévoles sont vraiment nécessaires pour tous les travaux de bureau, d’accueil, de téléphone, d’inscriptions, de recherches et de classement de documents, pour initier les nouvelles bénévoles qui tombent dans le chaudron de l’élixir UDA et les aider à comprendre ce processus parfois difficile.

L’UDA a été pour moi et est encore une source d’énergie, de culture et d’amitié combien partagée, lors de ces centaines de conférences, ces dizaines de séminaires, ces nombreuses excursions et voyages auxquels j’ai pu participer en 25 ans. Pour tout cela je ne puis que vous dire à tous UN GRAND MERCI.

Jacqueline BLANJEAN


L'ATELIER DE RÉCIT DE VIE À L'UDA

« Deux groupes (Première et deuxième étapes) se rencontrent autour de leurs récits de vie. Elles et ils écrivent de toutes les façons, de tous les styles mais ce que nous travaillons, c’est le souci d’être « juste » dans son écrit. Éviter les lieux communs, scruter sa propre parole, développer son style, rencontrer et écouter les autres, croiser des émotions, c’est ça, pour nous, les Ateliers de récits de vie… »

Daniel SIMON


Drôle de rendez-vous que cette auberge espagnole de l’écrit ! Chacun y apporte un morceau de son histoire, traité avec son style, l’accent de ses mots, son humour ou sa mélancolie, selon les jours. On aligne les textes sur la table, devant Daniel qui, du rebours, les lira au gré de sa fantaisie.

Cela nous fait une matinée à surprises, pleine de phrases que l’on ne dirait, que l’on n’entendrait, jamais, dans une rencontre ordinaire, dont elle est tellement éloignée. »

Mireille DELREE


« Ecrire …

Papa m'a appris à lire et à écrire, très tôt. À compter et à dessiner aussi. Même qu'il m'a appris à nager, mais ça c'est plus tard!

Curieux homme, mon papa. Il a lu, écrit et compté jusqu'à la fin de sa vie. Ses dessins ne ressemblaient à rien et il n'a jamais nagé! "L'eau est trop mouillée" me disait-il!

Après la "chute" du mur de l'Atlantique à la fin de la guerre 40-45, j'ai souvent écrit mon nom – oui comme celui des fous qui s'écrit partout – dans le sable, le long de la plage.

Car je suis née en bord de mer, avant de prendre mon envol pour l'Afrique!

Avec un bâton, je gravais mon nom et mon prénom, laborieusement, dans le sable humide. Une vague arrivait effaçait tout en deux coups d'eau. Flux et reflux. (…)

Diane CLAVAREAU


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