Claudine DOM
BÉNÉVOLAT À L'UDA
Que de souvenirs en 25 années passées à l’UDA.
En 1986, je m’inscris à l’UDA pour y suivre les conférences
données dans l’auditoire du Montesquieu et je suis tout de suite conquise par
l’accueil et le niveau des conférences. « Tant qu’on apprend on ne
vieillit pas » disait déjà Jacques Lefèvre. Il était temps pour moi de m’y
mettre. Mon mari souvent en voyage à l’étranger pour son travail, mes filles
devenant plus autonomes, j’avais donc du temps disponible en journée.
Il y avait une demande de l’UDA pour avoir des bénévoles
pour des petits travaux de bureau. J’ai donc proposé mes services. Mon boulot,
au début, a été de coller des étiquettes sur des enveloppes, d’y insérer des
cartes en vérifiant si elles correspondaient bien à l’adresse, de coller des
timbres, et enfin de tout mettre à la poste. Pas très folichon comme boulot,
mais je m’y suis accrochée, l’ambiance était très bonne, et ce travail bien que
fastidieux, était nécessaire.
J’ai été disponible pour beaucoup d’autres services, comme
celui de préparer le programme annuel des activités de l’UDA. Les membres du
Conseil consultatif étaient conviés à mettre la main à la pâte en participant à
ce travail d’assemblage des feuilles, du pliage, de l’agrafage, du cachetage,
de l’étiquetage des adresses, et du collage des timbres. On se croyait un peu
dans le film « Les temps modernes ». Mais la bonne humeur était présente, le
petit café, les échanges de nouvelles, le rire aussi… et les programmes
expédiés, on était tous contents du travail accompli.
Étant curieuse de tout, j’ai participé à certaines réunions
d e l’AFUTAB (Association Francophone des Universités du Troisième Age de
Belgique) avec quelques membres du Conseil consultatif des étudiants de l’UDA.
Puis un jour Colette Dejaegere m’a demandé si je voulais bien en faire partie.
Très honorée, j’ai accepté et durant 11 ans, je me suis investie modestement
mais avec conviction dans la bonne marche de l’UDA.
Entre-temps, vu le succès des conférences, l’auditoire du
Montesquieu devenant trop petit, nous avons déménagé au Sciences 10, et là,
j’ai pu aider à accueillir les membres en leur distribuant les feuilles de
contact que nous recevions toutes les semaines (pas encore d’Internet à cette
époque). Cet accueil est à mes yeux très important pour que tout le monde se
sente attendu avec amitié et reconnaissance.
Au bureau, le travail ne manquait pas, on était déjà à la
recherche de bénévoles qui pouvaient donner du temps régulièrement pour du
classement, de l’écoute téléphonique, des inscriptions à des séminaires de plus
en plus nombreux, etc.
Puis un jour, nous avons déménagé au Socrate 10, où nous
sommes toujours; nos bureaux ont aussi déménagé vers le Sentier du Goria et là,
les bénévoles avaient un bureau pour elles, avec téléphone, bancontact, etc.
plus besoin de squatter un coin de table pour faire notre travail, c’était
super. Les bénévoles sont vraiment nécessaires pour tous les travaux de bureau,
d’accueil, de téléphone, d’inscriptions, de recherches et de classement de
documents, pour initier les nouvelles bénévoles qui tombent dans le chaudron de
l’élixir UDA et les aider à comprendre ce processus parfois difficile.
L’UDA a été pour moi et est encore une source d’énergie, de
culture et d’amitié combien partagée, lors de ces centaines de conférences, ces
dizaines de séminaires, ces nombreuses excursions et voyages auxquels j’ai pu
participer en 25 ans. Pour tout cela je ne puis que vous dire à tous UN GRAND
MERCI.
Jacqueline BLANJEAN
L'ATELIER DE RÉCIT DE VIE À L'UDA
« Deux groupes (Première et deuxième étapes) se rencontrent
autour de leurs récits de vie. Elles et ils écrivent de toutes les façons, de
tous les styles mais ce que nous travaillons, c’est le souci d’être « juste »
dans son écrit. Éviter les lieux communs, scruter sa propre parole, développer
son style, rencontrer et écouter les autres, croiser des émotions, c’est ça,
pour nous, les Ateliers de récits de vie… »
Daniel SIMON
Drôle de rendez-vous que cette auberge espagnole de l’écrit
! Chacun y apporte un morceau de son histoire, traité avec son style, l’accent
de ses mots, son humour ou sa mélancolie, selon les jours. On aligne les textes
sur la table, devant Daniel qui, du rebours, les lira au gré de sa fantaisie.
Cela nous fait une matinée à surprises, pleine de phrases
que l’on ne dirait, que l’on n’entendrait, jamais, dans une rencontre
ordinaire, dont elle est tellement éloignée. »
Mireille DELREE
« Ecrire …
Papa m'a appris à lire et à écrire, très tôt. À compter et à
dessiner aussi. Même qu'il m'a appris à nager, mais ça c'est plus tard!
Curieux homme, mon papa. Il a lu, écrit et compté jusqu'à la
fin de sa vie. Ses dessins ne ressemblaient à rien et il n'a jamais nagé!
"L'eau est trop mouillée" me disait-il!
Après la "chute" du mur de l'Atlantique à la fin
de la guerre 40-45, j'ai souvent écrit mon nom – oui comme celui des fous qui
s'écrit partout – dans le sable, le long de la plage.
Car je suis née en bord de mer, avant de prendre mon envol
pour l'Afrique!
Avec un bâton, je gravais mon nom et mon prénom,
laborieusement, dans le sable humide. Une vague arrivait effaçait tout en deux
coups d'eau. Flux et reflux. (…)
Diane CLAVAREAU
Retourner au début de la page