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Colloque Intelligence Artificielle

Date(s) : Le mercredi
- 12 février 2020

Horaire : De 14h00 - 19h00

Lieu : Salle Ferme du Biéreau à LLN --- Plans des auditoires de Louvain-la-Neuve

Prix : 20 (membre UDA) - 25 (non-membre) €

Code d'activité : 5311

Formateur : Schroder B

Comment s'inscrire ? Description :

Contact UDA : 010 47 41 96

14H00 : Accueil

14H30 - 15H30

Bruno Schröder
Ingénieur civil de formation. technology officer de Microsoft Belux, Actif dans des questions de sécurité et de confidentialité du cloud et dans les aspects éthiques de l’intelligence artificielle.

Démystifions l’intelligence artificielle
Alors que les technologies de l’intelligence artificielle existent depuis plusieurs décades, nous assistons depuis quelques années à une intense activité médiatique autour de progrès sensationnels et de résultats interpellants. Quelles sont les raisons de cette effervescence ? Quelles sont les possibilités réelles de cette technologie ? Est-il vrai qu’elle pourrait conduire à la disparition massive de nos emplois ? La présentation proposera quelques réponses mais surtout des pistes d’analyse et un cadre de réflexion pour aborder ces questions, ainsi que les conséquences éthiques du passage potentiel à un monde dans lequel les algorithmes prendraient de plus en plus d’autonomie et de pouvoir.

16H00 - 17H30

Hervé Jacquemin
Professeur à la faculté de droit de l’uNamur, responsable de l’unité "commerce électronique" du CRidS (membre du Nadi) et avocat au barreau de Bruxelles.

Enjeux juridiques de l’intelligence artificielle
Le recours croissant à l’intelligence artificielle dans de nombreux secteurs pose diverses questions d’ordre juridique. L’exposé abordera certaines d’entre elles. On peut se demander qui devra assumer la responsabilité civile d’un accident causé par une voiture autonome (ou quasi-autonome), ou d’un mauvais conseil donné par un chatbot ou un robot advisor dans le secteur financier. On évoque aussi le recours à l’IA dans le secteur de la justice, pour aider (et remplacer à terme ?) les avocats ou les juges. Par ailleurs, les algorithmes sont généralement mobilisés pour traiter les énormes quantités de données désormais disponibles dans le cadre du phénomène big data, ce qui pose d’importantes questions en terme de protection de la vie privée dans le cadre des traitements de données à caractère personnel.

Jean-Marc Van Gyseghem
Directeur de recherche au Centre de Recherches information, droit et Société au sein de l’UNamur, avocat au barreau de Bruxelles, associé à un cabinet en matière de protection de la vie privée.

Focus sur l’IA dans le secteur de la santé
Le monde médical intègre de plus en plus les technologies de l’information et de la communication dans le suivi thérapeutique des patients. Cela va de l’aide à la prise de décision médicale au suivi des patients à distance. Cela implique l’utilisation de l’IA et de ses algorithmes avec un transfert de données médicales entre acteurs de santé que ce soit à travers les réseaux de santé ou des dispositifs médicaux mis en service par des tiers à la relation thérapeutique. L’intervention d’algorithmes soulève des questions relatives à la transparence des traitements de données mais aussi de la responsabilité des utilisateurs (acteurs de santé ou patients). En cas de dysfonctionnement du dispositif médical et de l’algorithme, qui est responsable ? Le médecin à qui on va demander d’acquérir des compétences techniques ou le patient qui n’a pas bien utilisé le dispositif ou encore le fournisseur en télécommunication ? Toutes ces questions seront abordées lors de la présentation.

18H00 - 19H00

Luc de Brabandère
Philosophe d’entreprise, chargé de cours à l’UCLouvain et à l’ULB, fondateur de CartoonBase

Utilisons-nous internet ? ou est-ce internet qui nous utilise ?
Quand on voit un enfant face à un écran, la question se pose très vite de savoir qui programme qui ! Est-ce l’enfant qui avec sa souris active certaines fonctions de l’ordinateur, ou est-ce, à l’inverse, un message lu à l’écran qui pousse l’enfant à déplacer sa souris ? Quand nous consultons Internet, la question est à nouveau de savoir qui est l’outil de qui. Et avec l’intelligence artificielle, la question sera encore la même, mais elle se posera avec une telle ampleur qu’une réflexion philosophique s’avère indispensable dès aujourd’hui à ce sujet.